La nouvelle vie des salariés pour la rentrée en période de crise sanitaire

September 16, 2020
Retour au bureau

Déployé le plus souvent dans l'urgence du confinement, le télétravail aura tout de même su conquérir le cœur des Français : ils étaient 70% à déclarer* trouver des points positifs à cette organisation pour certains totalement nouvelle, et à souhaiter en garder la possibilité dans le "monde d'après".

Alors que les entreprises se voient contraintes de réorganiser leurs espaces de travail afin de respecter les nouvelles normes sanitaires de distanciation sociale, beaucoup se tournent vers un télétravail partiel par roulement. Un bouleversement des habitudes de travail des salariés, qui découvrent de nouveaux modes de travail, leurs avantages, mais aussi leurs inconvénients.

Le flexoffice, économiseur de temps et générateur de productivité...

Avec en moyenne 50 minutes passées par jour dans les transports pour se rendre au bureau, les trajets entre leur logement et leur lieu de travail sont considérés comme rébarbatifs pour 69% des Français*. Ressenti comme une perte de temps, empiétant sur la vie professionnelle comme personnelle, le télétravail aura apporté une solution pertinente et viable à ce gaspillage d'un genre un peu spécial.

Un gain de temps, donc, mais également une plus grande liberté pour l'administrer. Les facilités d'organisation engendrées par le télétravail auront marqué positivement l'expérience des travailleurs français, qui aspirent à conserver cette flexibilité.

... aux contraintes logistiques parfois lourdes

Le télétravail oui, mais pas tout le temps. Sur ce point, 83% des salariés et leurs entreprises* s'expriment de concert, preuve que la culture du bureau n'a tout de même pas vocation à disparaître d'ici peu. On remarque que le lieu de travail est envisagé comme un espace de sociabilité et de collaboration dont les salariés rechignent à se priver. L'emploi du temps idéal serait donc modulable pour s'adapter aux différents besoins des usagers.

Le bureau s'érige donc comme un repère confortable, d'autant plus que le télétravail comporte son lot de complexités techniques. 78% des sondés* disent ne pas disposer des équipements adéquats pour travailler dans de bonnes conditions, comme d'ordinateurs ou d'imprimantes performants par exemple. Un investissement nécessaire pour une organisation réellement efficace, mais encore sous-estimé ou ignoré par les entreprises. Les besoins techniques essentiels, comme une connexion internet suffisante ou un logement assez vaste pour disposer d'un espace de travail dédié et confortable, sont parfois des freins au télétravail, et apportent donc des problématiques auxquelles les entreprises devront veiller à répondre.

Le développement de l'autonomie des collaborateurs

Travailler à distance aura eu une influence sur la relation à l'apprentissage. Forcés de se tourner vers le e-learning et l'e-developpement, les salariés ont (re)découvert des outils comme les MOOCs (cours d'enseignement diffusé sur internet) et les podcasts, et les intègrent aujourd'hui beaucoup plus dans leur quotidien.

Un goût accru de l'autonomie également perceptible dans la remise en question du micro-management. Physiquement éloignés des leaders de projets, les salariés ont gagné en indépendance et en prise d'initiative, pendant que les managers ont appris à fonctionner par objectifs et non par supervision directe. Une hiérarchie beaucoup moins verticale, qui aura permis aux salariés de se sentir plus valorisés et donc de développer leur conscience d'entreprise.

Leurs exigences envers les entreprises

Des salariés plus engagés pour leur entreprise, donc, mais également plus exigeants. 73% des sondés* attendent de leurs employeurs qu'ils se comportent de façon responsable face à la crise, en garantissant la sécurité de chacun mais également en se distinguant au sein de la société par leur engagement. La décision par exemple des deux gérants de Michelin de réduire leur rémunération de 25%, ou encore celle d'Hermès de refuser les aides de l'état tout en s'engageant à ne pas réduire le salaire de ses collaborateurs, a généré une vague de fierté et de sentiment d'appartenance au sein de ces entreprises.

Une confiance qu'il est important d'entretenir, notamment par une communication interne transparente et riche, en vue de responsabiliser et intégrer les salariés à la vie d'entreprise.

Le flexoffice, un compromis sans compromis ?

Entre désir d'émancipation de l'espace traditionnel de travail et continuité de la vie d'entreprise, la solution du flexoffice semble pouvoir mettre tout le monde d'accord. Offrant à chacun la possibilité de réserver son espace de travail selon ses besoins, le flexoffice permet aux entreprises et leurs collaborateurs de s'organiser simplement.

Un nouveau système d'organisation qu'il faut tout de même préparer afin de ne pas engendrer de résistances. La peur de ne pas trouver de poste de travail libre en arrivant au bureau, le besoin de se retrouver physiquement en équipe, ou l'appréhension de trouver un espace de travail inconfortable et inadapté sont autant de freins pour les employés totalement solvables à l'aide d'un outil de réservation et de gestion des espaces. Comme expliqué par Julian Dufoulon, CEO de Flitdesk : "certains collaborateurs peuvent percevoir la flexibilité comme une contrainte supplémentaire qui leur est imposée dans le seul but de réduire les coûts immobiliers. Or c’est rarement le but premier poursuivi par les entreprises. Nous avons donc pensé Flitdesk pour qu'ils puissent s’approprier facilement la flexibilité et se rendre compte que celle-ci est d'abord un avantage pour eux".

*Source: sondage Deskeo Juin 2020

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